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Date de création : 02.05.2013
Dernière mise à jour : 17.06.2013
176 articles


Chapitre 17 : La décision

Publié le 25/01/2013 à 11:21 par johanovitch47

 Mizuki va faire une dernière tentative pour sauver le bonheur de Masumi, ce qui plonge Maya dans un affreux dilemme.

 

Les deux versions de La Nymphe Écarlate connurent un succès phénoménal. Elles furent jouées pendant un an à guichet fermé. Après quoi, il fut décidé d’effectuer, trois mois plus tard, une tournée dans tout le Japon. Maya s’était parfaitement intégrée à la famille Himekawa, et, si elle n’osait pas appeler Utako Oka-san, de peur de la vexer, elle ne tarda pas à appeler son mari Otô-san, ce qui visiblement lui faisait grand plaisir. Goûtant un repos bien mérité, Maya et Ayumi avaient décidé d’aller passer quelques temps à l’onsen où avait débuté leur relation amoureuse. Elles en discutaient lorsque le portable de Maya sonna.

 

– Allô ? Ici Mizuki. Maya-chan, il faut que je te parle. C’est quelque chose de très important qui te concerne directement. Pourrais-tu me rejoindre au salon de thé en face de l’immeuble Daito ?

 

– Euh Pouvez-vous patienter un moment ?  Elle se tourne vers Ayumi et lui dit :

 

– Chérie, c’est Mizuki-san. Elle voudrait me voir pour me dire quelque chose de très important. Ça ne te dérange pas que j’aille voir ?

 

– Pas du tout, ma chérie. Nous pourrons reprendre notre discussion plus tard. Mais avant que tu ne partes, je veux que tu me donnes mon baiser d’adieu !

 

Ce que fait Maya sans se faire prier.

 

– C’est bon, Mizuki-san, j’arrive tout de suite.

 

Au salon de thé, Mizuki était nerveuse. Elle allait, désobéissant en cela à Masumi, tout révéler à Maya. Comment réagirait-elle ? Était-ce une bonne idée ? Oui, sans aucun doute. S’il n’y avait, ne fût-ce qu’une seule chance sur cent que Maya et Masumi se retrouvent, il fallait la tenter.

 

Maya arriva peu après et s’assit en face d’elle. Après avoir poussé un profond soupir, Mizuki dit :

 

– Maya-chan, il faut que tu saches ce qui s’est réellement passé il y a un an.

 

Elle lui raconte alors le chantage qu’avaient exercé Eisuke et Shiori sur Masumi, l’obligeant à rompre avec Maya pour épouser Shiori.

 

– Mais alors, il ne m’avait pas menti. Il m’aime vraiment, au point de se sacrifier pour me sauver ! C’est c’est non, ce n’est pas possible Comme il a dû souffrir. Comme il doit encore souffrir, par ma faute

 

– Non, Maya-chan. Tu n’y es pour rien. Il a consciemment décidé ce sacrifice, décidé de te perdre pour ta sécurité. Mais maintenant qu’il est libre, il n’y a plus aucun obstacle entre vous.

 

Des larmes coulaient lentement des yeux de Maya.

 

– Croyez-vous ? Que faites-vous d’Ayumi. Elle m’aime tant, et je l’aime autant moi aussi. J’ai  trouvé auprès d’elle un bonheur auquel je ne croyais plus. Pensez-vous que je puisse tirer un trait aussi facilement ? Vais-je lui causer une souffrance qu’elle ne mérite pas ?

 

– Pourtant, je suis certaine que tu aimes toujours Masumi-sama. Vous êtes vraiment faits l’un pour l’autre. N’est-ce pas la seule chose qui importe ?

 

– Non ! Je ne peux pas je Vous n’auriez pas dû, Mizuki-san. Vous n’auriez pas dû me raconter tout cela. Je dois

 

Complètement perdue, Maya s’enfuit en  pleurant du salon de thé. Restée seule, Mizuki pense :

 

Non, je devais le faire. Je devais leur donner une chance d’être enfin heureux ensemble. Je ne peux plus supporter de voir Masu-chan aussi malheureux, même s’il fait tout ce qu’il peut pour me le cacher.

 

Saeko sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle n’avait jamais cessé d’aimer Masumi, et aurait fait l’impossible pour qu’il soit enfin heureux. L’échec de cette tentative désespérée lui brisait le cœur.

 

Comme toujours lorsqu’elle est perturbée, Maya court retrouver son amie Rei. Elle se jette dans ses bras en sanglotant.

 

– Allons bon ! Qu’est-ce qui t’arrive encore ? Aurais-tu rompu avec Ayumi-san ?

 

– Non, ce n’est pas ça. Rei, Rei, je ne sais plus que penser. Je ne sais plus quoi faire. Aide-moi, je t’en prie. Aide-moi

 

– Et si tu commençais par me dire de quoi il s’agit ?

 

Maya lui raconte alors son entrevue avec Mizuki. En entendant cela, Rei émet un long sifflement.

 

– Et bien, on dirait que tu les collectionnes. Et que comptes-tu faire à présent ? Tu aimes toujours Hayami-san, et tu aimes aussi Ayumi-san. Diable ! Je n’aimerais pas être à ta place !

 

– C’est là tout le problème. Rei, dis-moi ce que je dois faire, donne-moi un conseil S’il te plaît, Onee-chan

 

– Toi seule peut décide, ma chérie. Mais une chose est sûre : tu dois mettre Ayumi-san au courant. Elle a le droit de savoir, puisqu’elle est directement concernée.

 

– Tu as raison. Même si ça doit lui briser le cœur, elle a le droit de savoir. Je vais le lui dire. Merci de m’avoir écoutée.

 

– C’est fait pour ça, les onee-san. Allez, du courage. Et si tu as besoin de quoi que ce soit

 

Dès qu’elle eut passé la porte, Ayumi s’aperçut que quelque chose troublait profondément Maya.

 

– Maya, ma chérie Que se passe-t-il ? Que t’a dit Mizuki-san pour te mettre dans un état pareil ?  Je t’en prie, parle

 

Maya n’arrivait pas à articuler un mot. Elle se jeta dans les bras d’Ayumi et se mit à pleurer.

 

– C’est si grave que ça ? Je t’en supplie, mon amour, dis-moi tout. Je peux tout entendre, mais je ne supporte pas de te voir pleurer.

 

– Ayumi Ayumi C’est terrible... c’est c’est Oh non, pourquoi ? Pourquoi ?

 

Finalement, elle arrive à se reprendre et, d’une voix entrecoupée de sanglots, elle raconte tout à Ayumi. En entendant cela, Ayumi pâlit et ses jambes se mettent à trembler.

 

– Tu tu aimes toujours Hayami-san, n’est-ce pas ? Et et est-ce que tu m’aimes encore un peu ?

 

Maya embrasse avec une tendresse et une passion infinies son amante.

 

– Bien sûr que je t’aime. Comment peux-tu en douter ! Et c’est pourquoi j’ai si mal C’est pourquoi je ne sais plus quoi faire

 

– Chérie, c’est à toi, et à toi seule de prendre une décision. Bien sûr, je préfèrerais que tu restes avec moi. Mais je dois te laisser libre, et quelque soit ton choix, je l’accepterai, même s’il doit me briser le cœur. Si tu choisis de revenir vers moi, il te suffira de passer cette porte et de dire : “Je suis rentrée, Ayumi chérie !”

 

– Ayumi, ma chérie, n’oublie jamais que, quoiqu’il arrive, je t’aime. Mais pour y voir un peu plus clair en moi-même, je vais devoir partir, loin de Tokyo. Je vais aller dans la Vallée des Pruniers, là où se trouve l’âme de Senseï. C’est un endroit magique où tout peut arriver. Je ne reviendrai que quand je saurai ce que je dois faire.

 

Elle prend Ayumi dans ses bras et l’embrasse très tendrement, peut-être pour la dernière fois. Puis elle prépare ses affaires et quitte la maison sans se retourner, de peur de voir les larmes d’Ayumi et de ne plus avoir le courage de s’en aller. Après le départ de Maya, Ayumi peut s’abandonner à son chagrin et pleure dans les bras de sa mère.

 

– Maman, j’ai peur J’ai si peur de la perdre. Elle aimait tant Hayami-san que

 

Après un long et épuisant voyage, Maya arriva enfin à l’ancien temple où, avec Ayumi, elle avait reçu le dernier enseignement de Tsukikage-senseï. Elle y fut accueillie par Genzo.

 

– Maya-chan, quelle joie de vous revoir. Êtes-vous venue en pèlerinage ?

 

– Non, Genzo-san. J’ai une importante décision à prendre et j’ai pensé que c’était l’endroit idéal pour y voir plus clair en moi.

 

En quelques mots, elle explique à Genzo les circonstances qui l’ont amenée dans ce lieu.

 

– Vous avez bien fait, Maya-chan. Ce lieu est rempli de l’esprit de Madame et de son amour Ichiren. Ils vous aideront sûrement à sonder le fond de votre cœur.

 

Après un léger repas et une nuit de sommeil, Maya se rendit dans tous les lieux où, avec Ayumi, elles avaient passé leurs épreuves. Arrivée à l’endroit où elle avait un soir admiré le ciel étoilé avec Masumi, elle s’allongea sur l’herbe et, épuisée, finit par s’endormir. Sentant une présence près d’elle, elle se retourne et voit debout, entourée d’une aura lumineuse, Chigusa qui la regarde avec tendresse.

 

– Maya, la réponse est en toi. Sens le vent dans tes cheveux, goûte à la fraîcheur de l’eau, admire la danse du feu, ressens la chaleur de la terre dans chaque fibre de ton corps. Communie avec la nature entière et ton cœur connaîtra la voie qu’il doit suivre.

 

Maya se réveille en sursaut. Un rêve ? Non, ce n’était pas un rêve. Senseï est venue en personne lui apporter son aide. Elle en est persuadée.

 

Le vent, dans les cheveux d’Ayumi, l’eau, dans laquelle elle était sirène, le feu, qu’elle a si magnifiquement dansé, la terre, qu’elle a modélisée avec une simple corde. Ayumi, qui m’a aimée dès notre première rencontre, qui m’a toujours suivie, admirée et protégée. Le sourire d’Ayumi, lorsque nous avons fait l’amour. Pourquoi avoir hésité, la réponse était évidente. Pardonne-moi, Masumi, je t’ai vraiment, profondément aimé. Mais en sacrifiant notre amour, tu m’as offert celui d’Ayumi. Merci, Senseï, merci de m’avoir ouvert les yeux.

 

Maya savait enfin ce qu’il lui restait à faire. Un dernier devoir à accomplir. Elle prit congé de Genzo et retourna à Tokyo.

 

Dans son bureau de l’immeuble Daito, Masumi travaillait en compagnie de Mizuki. La porte s’ouvrit soudain et Maya fit irruption dans la pièce.

 

– Chibi-chan, quel bon vent t’amè…

 

– C’est bon, Masumi. Bas les masques. Je sais tout !

 

Masumi se tourne vers Mizuki qui baisse la tête. Elle seule était au courant !

 

– Pourquoi m’as-tu joué la comédie, pourquoi ne pas m’avoir dit tout de suite ce qu’il en était ? Ensemble, nous aurions pu lutter, nous aurions pu trouver une solution. Pourquoi avoir sacrifié notre amour ?

 

– Si je ne l’avais pas fait, tu ne serais plus là pour me le reprocher. Tu sais, j’aurais donné ma vie pour qu’il ne t’arrive rien. Je te devais bien ça, après tout ce que je t’ai fait endurer. Mais si tu es là, je suppose que tu as pris une décision, n’est-ce pas ?

 

– Masumi, tu es le premier et le seul homme que j’ai réellement aimé. Nous sommes sans doute des âmes sœurs. Mais après que tu m’aies brisé le cœur, Ayumi a su me réconforter, m’aimer et se faire aimer. Certes, nous ne sommes pas des âmes sœurs, mais par sa gentillesse, son dévouement et son amour, chaque jour nous le devenons un peu plus. Je ne peux pas, non, je ne veux pas la faire souffrir, parce qu’elle ne le mérite pas, mais surtout parce que je l’aime. C’est pourquoi je retournerai vers elle. Mais avant, je veux que tu me fasses une promesse.

 

Masumi, qui n’avait pas dit un mot, lève les sourcils.

 

– Une promesse ?

 

– Oui. Quoique je te demande, promets-moi de le faire. Allez, promets-le ! Je sais que tu tiens toujours tes promesses.

 

– C’est bon, je te le promets, Chibi-chan.

 

– Je ne serai jamais pleinement heureuse si je te sais malheureux et seul. Alors promets-moi de te trouver une femme et de faire tout ton possible pour la rendre heureuse. Tu le feras ?

 

– D’accord, j’essaierai même de l’aimer. Mais te savoir heureuse est déjà un réconfort pour moi.

 

– Mizuki-san, je compte sur vous pour lui trouver la femme idéale et lui faire tenir sa promesse, d’accord ?

 

– Bien sûr, Maya-chan, tu peux me faire confiance. Voir Masumi heureux est tout ce qui importe pour moi. Sois tranquille, je dénicherai la perle rare !

 

– Bien, je vais rentrer maintenant. Ayumi n’a que trop attendu. Au revoir.

 

– Alors, Saeko, comment comptes-tu me faire tenir ma promesse ? Tu as entendu Maya !

 

oOo

 

Ayumi était allongée sur le canapé du salon. Cela faisait trois jours que Maya était partie, et son angoisse augmentait d’heure en heure. Elle avait tant pleuré qu’elle avait l’impression que ses yeux étaient complètement asséchés. Soudain, elle entend la porte s’ouvrir et une voix joueuse dire : “Je suis rentrée, Ayumi chérie !”

 

Ayumi se lève d’un bon, et, pour la première fois, c’est elle qui se jette en pleurant dans les bras de Maya. Maya l’embrasse avec passion, puis lui dit :

 

– Tu te souviens, après notre première nuit d’amour, tu m’as juré de ne jamais m’abandonner, d’être toujours avec moi, de me protéger et de m’aimer ?

 

Ayumi arrête de pleurer et la regarde avec amour.

 

– Et bien, c’est à moi maintenant. Ayumi, ma chérie, mon amour. Je te jure de ne jamais t’abandonner, d’être toujours avec toi, de te protéger et de t’aimer. Tu es mienne et je suis tienne pour toujours…

 

 

 

Là, je me suis dit : superbe fin, le serment d’amour de Maya à Ayumi. On arrête là ! J’étais bien naïf ! Les fans de ce « pôôôvre » Masumi m’ont à nouveau "tanné le cuir" pour qu’il soit heureux à tout prix. Heureux…  sans Maya ? Diable, comment faire ? J’ai alors eu une idée qui m’a bien fait rire, je vous laisse en juger dans l’épilogue…